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Agriculture Santé et Nutrition

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE MONDIALE L’OCDE: et la FAO invitent les gouvernants à redoubler d’efforts

Par Laure LEKOSSA

À moins de 10 ans de l’échéance fixée à 2030, pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, les gouvernements doivent redoubler d’efforts s’ils veulent réaliser les cibles mondiales en matière de sécurité alimentaire et d’environnement, a précisé le 04 juillet 2021, l’OCDE. Ceci à l’occasion de la publication des Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2021-2030. Car la demande mondiale de produits agricoles notamment pour l’alimentation humaine et animale, les combustibles et les intrants industriels devrait croître de 1,2% par an au cours des dix prochaines années. Un rythme annuel toutefois plus lent que lors de la décennie précédente.

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Les tendances démographiques (8,5 milliards d’habitants sur Terre en 2030), le remplacement de la viande rouge par la volaille dans les pays riches et dans de nombreux pays à revenu intermédiaire, ainsi que la montée en flèche de la consommation de produits laitiers par habitant en Asie du Sud devraient façonner la demande future. D’ici 2030 au niveau mondial, 87% des augmentations attendues en productions agricoles devraient provenir de la croissance des rendements, 6% de l’expansion de l’utilisation des terres et 7% de l’augmentation de l’intensité de culture. En Afrique subsaharienne, les bailleurs représentent 36% des financements de l’agriculture, 25% de ces financements allant aux infrastructures (routes, systèmes d’irrigation, hors exploitation), avec un taux d’exécution des dépenses plus faibles que les dépenses nationales et une volatilité plus prononcée ; ce qui rend la réalisation effective des projets plus compliqués.

Le commerce continuera de jouer un rôle essentiel au regard de la sécurité alimentaire mondiale, de la nutrition et des revenus agricoles. En moyenne à l’échelle mondiale, environ 20% de la consommation intérieure est actuellement importée. Au niveau mondial, les disponibilités alimentaires totales devraient augmenter de 4% au cours de la prochaine décennie pour ne dépasser légèrement les 3 000 calories par personne et par jour. La consommation de graisses par habitant devrait connaître la croissance la plus rapide parmi les principaux groupes d’aliments, en raison d’une consommation accrue d’aliments transformés et prêts à l’emploi et d’une tendance plus marquée à manger à l’extérieur de chez soi, ces deux évolutions s’expliquaient par l’urbanisation en cours et par la plus grande participation des femmes au marché du travail.

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Dans les pays à faible revenu, les disponibilités alimentaires devraient augmenter de 3,7%, ce qui ne représente 89 calories par personne et par jour, consistant principalement en des produits de base et des édulcorants. Les contraintes économiques limiteront la hausse de la consommation de produits animaux, de fruits et de légumes. Sous l’effet du resserrement des revenus (en Afrique subsaharienne, les revenus moyens par habitant n’augmenteraient que de 1,2% par an), la consommation de protéines animales par habitant devrait enregistrer une légère baisse en ASS, une région dont l’autosuffisance dans les principaux produits alimentaires accuserait un recul d’ici 2030.

Quant aux produits laitiers, la production en Afrique subsaharienne dépend surtout des petits ruminants avec de faibles rendements. Donc même si la croissance de la production atteint 33%, les volumes de production en ASS sont inférieurs aux autres régions du monde.

Si l’indice FAO a fortement progressé au cours des 12 derniers mois, on s’attend à ce que cette tendance haussière soit suivie d’une période d’ajustement à la baisse. Selon les projections, les prix des denrées alimentaires reprendront une courbe progressivement descendante, en valeur réelle, compte tenu du ralentissement de la croissance de la demande et des gains de productivité attendus.

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