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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

FUMAGE ARCHAÏQUE DE POISSON AU BÉNIN : une technique de cuisson à revoir pour mieux vivre

 FUMAGE ARCHAÏQUE DE POISSON AU BÉNIN : une technique de cuisson à revoir pour mieux vivre

Au Sud du Bénin, le fumage de poisson accroît le revenu des femmes. Cependant, il demeure une étape archaïque préjudiciable pour le bien être corporel. Que faire pour abolir cette technique nuisible pour la santé ?

 

Fumage traditionnel de poisson

 

Watson SAMA

Pour une alimentation saine et équilibrée, les nutritionnistes suggèrent de consommer des protéines. Ces protéines de retrouvent des aliments comme le poisson. Et chaque individu ne passe une semaine sans qu’il ne fasse partie de son alimentation. En effet, les techniques de cuisson de cette ressource halieutique varient en fonction du goût (frais, frit et fumée). Le fumage traditionnel est une pratique de transformation très ancienne mais toujours d’actualité au Bénin. L’arrêt dans la gorge, depuis mitusalem cette technique archaïque se voit allergique à l’innovation. Plusieurs moyens sont employés pour l’épandage de cette protéine au Bénin dont les matières capables de fumée de la cigarette. Elle est essentiellement pratiquée par les femmes à l’aide des fours généralement composés de barils métalliques superposés de grillage et utilisant comme combustible les cartons d’emballage, du bois et même des sachets plastiques. Cependant, cette transformation artisanale expose les revendeuses et la population à des troubles sanitaires en raison de l’inhalation de la fumée et de la consommation de ces poissons dont le suivi demeure difficile.

Conséquences sur la santé

Les pratiques de fumage traditionnel favorisent l’exposition direct des poissons à la chambre de combustion. En effet, « la fumée libère dans le poisson des substances cancérogènes tels que des hydrocarbures aromatiques polycycliques qui, consommé de façon régulière, peut développer un cancer », dixit Biova Priscilla Dossa, nutritionniste diététicienne. Les grilles utilisées sont parfois désuètes mais aussi le sable peut contaminer le poisson et la mauvaise hygiène des mains s’invite également dans la danse à en croire la nutritionniste diététicienne. Outre ces conséquences, l’utilisation massive des bois combinés à la technique traditionnelle libère une grande quantité de fumée qui engendre chez les fumeuses des difficultés respiratoires et visuelles selon le Bulletin de la Recherche Agronomique du Bénin, volume 31, numéro 01. Face à ces dangers, le recours à d’autres matériels de fumage et d’utilisation d’autres combustibles capables d’assurer une bonne santé des fumeuses et une bonne qualité des produits fumés s’avèrent indispensables.

Conseils pour éviter tout risque de maladie

La consommation du poisson fumé présente des risques de maladies et donc la technique doit être revue. Pour ce faire, « il faut recourir au braisage du poisson avec du feu ou au four car cela offre beaucoup plus d’atouts sur le plan sanitaire. Notamment, privilégier uniquement du bois que d’autres rudiments toxiques comme le pneu », affirme la nutritionniste diététicienne. Elle revient également sur l’hygiène des mains et propose une prise de soin particulière. De plus, respecter la chaîne de froid car « il est constaté que ces bonnes dames prennent le poisson congelé et le mettent directement au feu et le risque que les bactéries se multiplient est plus élevé », a-t-elle ajouté. Le poisson fumé est donc un aliment qui nécessite un suivi hygiénique avant consommation pour le bien être corporel.

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