Abomey-Calavi
Agrobusiness

LE PRIX DU GARI EN HAUSSE EN CETTE PÉRIODE DE COVID 19: Les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi plaident pour un retour à la normale

En pleine pandémie de la Covid-19, les Béninois notamment les étudiants devront faire face à la cherté de certaines denrées alimentaires comme le gari. Le coût de ce produit très prisé par les populations a connu une augmentation vertigineuse depuis quelques jours.

Par Déborah ALIMA

A Cotonou et environs, le prix de la farine de manioc, communément appelé gari est passé du simple au double. Le prix du gari qui était à 200f le kilogramme passe à 400f voir 800f dans certaines localités. Ici dans la Commune d’Abomey-Calavi et plus précisément à l’Université, le prix est à 400f. Cette situation n’arrange guère les étudiants. « Le gari étant la dernière nourriture à laquelle nous faisons recours quand tout va mal ou quand nous n’avons pas assez d’argent, a augmenté de prix. Le gari est notre sauveur » déplore un étudiant rencontré.

En effet, ils espèrent depuis quelques semaines la baisse du prix, cependant les conditions restent intactes. D’autres se plaignent parfois des vendeuses car croient-ils se sont-elles qui veulent assez de bénéfice au point d’en abuser. Les vendeuses quant à elles ne l’entendent pas de cette oreille « cela ne dépend pas de nous. C’est déjà au niveau de ceux qui nous importent ça. Nous vendons en fonction du coût d’achat. Ce que les étudiants ne comprennent pas. Nous sommes leurs mères, nous ne pouvons pas les taxer ». Une autre vendeuse renchérit « Je fais le commerce de gari depuis des années, nous n’avons jamais assisté à cette hausse de prix. C’est vrai, des fois le prix augmente mais ceci c’est trop ». En effet, le gari intervient dans la préparation de certains mets. Souvent les étudiants le prenne soit avec de l’arachide, du sucre, des galettes, de la noix de coco. D’autres par compte le préfèrent en version cuite le ‘’èba’’.

Le gari qui constitue pour les étudiants le derniers recours en cas de difficultés financières est aujourd’hui presqu’inaccessible. Autrefois la mesure au kg était estimée à 150f voir 125f. José étudiant en 2eme année de droit privé, ne prenait que deux sachets de 25f quand il n’a pas d’argent les midis afin de poursuivre son cours mais aujourd’hui c’est plutôt 4 sachets il achète pour tenir le coup. Même les étudiants vivant dans les résidences universitaires expriment leur frustrations car disent-ils, les parents ne leur envoient plus de gari depuis le village. « Avant nos parents nous envoient un sac de gari, ça restait là, on mangeait et on partageait ça même à nos camarades qui sont en difficultés. J’ai appelé ma maman l’autre fois, elle m’a dit de gérer avec ce que les bonnes dames vendent ici »

Il faut noter aussi qu’au niveau des vendeuses de l’université, la mévente s’installe « moi je ne vends plus, les étudiants nous évite maintenant. Ils préfèrent prendre autre chose que gari, je suis découragé mais ce n’est pas de notre faute » confie une vendeuse. Longtemps considéré comme la nourriture des étudiants, cette farine produite à base de manioc coûte de plus en plus chère selon les consommateurs qui appellent les autorités à agir.

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