Cancel Preloader

1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

MALADIE DE PARKINSON : D’une cause inconnue, le risque de contraction est élevé (Une pathologie toujours fréquente chez les agriculteurs)

 MALADIE DE PARKINSON : D’une cause inconnue, le risque de contraction est élevé  (Une pathologie toujours fréquente chez les agriculteurs)

11 avril dernier, c’était la journée mondiale de la maladie de Parkinson avec un nombre de patients qui risque de doubler d’ici à 2040. Très dangereuse et présente dans notre société, il est important de savoir les potentielles causes, les conséquences ainsi que les mesures de lutte contre cette maladie qui sévit beaucoup plus dans le rang des agriculteurs.

Les mains d’une personne atteinte de la maladie de Parkinson

 

Jean-Baptiste HONTONNOU

Il s’agit d’une maladie du cerveau qui entraine les problèmes moteurs, les troubles de la santé mentale et du sommeil ainsi que des douleurs et d’autres problèmes de santé. La maladie de Parkinson représente la deuxième cause de handicap fonctionnel chez le sujet âgé. Reçu sur Frissons Radio ce samedi 13 avril, le neurologue Aminatou Adjibade affirme que « la grande majorité des cas de cette maladie survient entre 40 et 70 ans avec un âge moyen de début de 55 ans ».

En effet, si sa cause reste toujours inconnue, il est tout de même inquiétant de savoir que le risque de la contracter est plus élevé chez les personnes ayant des antécédents familiaux de la maladie, c’est-à-dire l’exposition à la pollution de l’air, aux pesticides etc. « Ceux-là ont un risque accru de développer cette maladie », a martelé le neurologue. Pour ce qui est des symptômes de la maladie, il faut dire qu’elle s’aggrave au fil du temps et ils peuvent grandement impacter le bien-être et la qualité de vie d’une personne atteinte. L’on peut avoir les signes moteurs de mouvement lent, des tremblements, des mouvements involontaires etc. Il existe également des symptômes non moteurs, à en croire le neurologue. Ces signes sont les troubles cognitifs, les troubles de la santé mentale, la démence, les troubles de sommeil et des douleurs.

Une maladie de plus en plus fréquente chez les agriculteurs

En France, elle est reconnue comme pathologie professionnelle pour les agriculteurs vu qu’elle est liée notamment à l’usage de glyphosate. Et considérant que les cotonculteurs béninois sont également utilisateurs de ce produit, il y a de quoi s’inquiéter. Même si en 2018 le gouvernement avait démenti que la formulation de glyphosate qu’il utilise pour la culture du coton n’a jamais causé de cancer suite à une polémique soulevée par des environnementalistes quand la justice américaine avait condamné la firme commercialisant ce désherbant, il faut dire qu’il a toujours de quoi avoir peur. De toutes les façons, s’il demeure complexe de prouver que le glyphosate est une source de provenance de Parkinson, il n’en est point pour d’autres produits phytosanitaires qui continuent d’être utilisés dans l’agriculture conventionnelle.

Sinon, en ce qui concerne les conséquences de cette pathologie, le neurologue laisse entendre que pour ce qui est du patient lui-même, on voit une subjectivité de la personne avec un manque de possibilité de participer à la vie de leur communauté. Comme conséquence sur la famille et les aidants, on voit des craintes ou des pressions physiques, émotionnelles et financières.

Quelles mesures préventives et curatives pour les patients ?

La première des choses est de se faire suivre par un neurologue dans une structure adéquate, de prendre des prescriptions médicamenteuses à la lettre, d’avoir une activité physique régulière, comme la marche, la stimulation et de pratiquer des exercices visant à lutter contre la tendance à la flexion. Pour l’invitée de Frissons Radio, « il y a d’autres mesures qui sont également importantes pour prévenir les risques de chute et faciliter la vie quotidienne du patient, par exemple l’usage d’un germinateur et des chaussures adéquates ». De l’autre côté, il ne faut pas omettre l’association des parents d’une personne atteinte de la maladie de Parkinson, c’est-à-dire « des réunions, des rencontres et le fait de discuter et d’échanger sur les difficultés que présentent l’un ou l’autre peuvent permettre d’améliorer le traitement du patient ».

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *