Cancel Preloader

1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

PALMIER A HUILE : Future source d’électricité en Côte d’Ivoire

 PALMIER A HUILE : Future source d’électricité en Côte d’Ivoire

TO GO WITH AFP STORY IN FRENCH BY Christophe Koffi – Picture taken on March 13, 2008 shows a road cutting through a palm oil plantation owned by the « Societe de Palme de Cote d’Ivoire » (PALMCI) near Irobo some 120km south west of capital Abidjan. The Ivory Coast, one of the world’s largest producers of palm oil, wants to revamp it’s ailing agricultural palm industry by hedging it’s bet against the high costs of crude and the increased demand for biofuels. On world markets in 2007 prices soared from 289 Euros (450usd) to 417 Euros (650usd) a tonne by year end to reach a high of 610 Euros (950usd) after the first trimester of 2008. The « plan Palmier » is believed to impact employment in the country, raising the number of palm planters from 30,000 to 100,000. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO (Photo by Issouf SANOGO / AFP)

Très dépendant du gaz, le pays construit sa première centrale biomasse, dont le démarrage est prévu en 2025. Cacao, coton, hévéa : de multiples possibilités existent dans cette région très agricole.

Une plantation de palmiers à huile près d’Irobo, en Côte d’Ivoire

Yélian Martine AWELE

Pour récupérer les régimes du palmier à huile, emprisonnés à la naissance des branches de l’arbre, ce geste est reproduit des milliers de fois, chaque jour, à travers la Côte d’Ivoire. En effet, le récolteur brandit sa longue faucille à plus de quatre mètres de hauteur, puis, d’un coup sec et précis, détache une énorme branche qui s’effondre au sol. Dans le pays, deuxième producteur africain d’huile de palme, les précieux fruits rouges sont récoltés tout au long de l’année. Les branches, elles, s’accumulent dans les plantations par centaines de milliers de tonnes, sans autre véritable utilité que de se transformer lentement en compost. Du moins jusqu’à maintenant.

La région de Toumanguié, à deux heures de route à l’est d’Abidjan, est l’un des bassins ivoiriens du palmier, dont la culture s’étend sur toute la bande sud du pays. Ici, le tronc des branches, appelé pétiole, va devenir le carburant d’une centrale électrique à biomasse actuellement en construction, dont le démarrage est prévu en novembre 2025. Plus grande centrale de ce type en Afrique de l’Ouest, elle devrait fournir 46 mégawatts (MW) au réseau, soit l’équivalent de la consommation de 1,7 million de personnes, dans un pays où 30 % de la population n’a pas accès à l’électricité, selon la Banque mondiale. Un investissement de quelque 237 millions d’euros porté par les partenaires du projet (les français EDF et Meridiam, l’ivoirien Sifca) et des prêteurs (Proparco, Emerging Africa Infrastructure Fund).

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *