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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

NETTOYAGE DES POISSONS : Une activité rentable malgré les péripéties

 NETTOYAGE DES POISSONS : Une activité rentable malgré les péripéties

Dans nos marchés, certaines femmes écailleuses de poissons soulagent les ménagères d’une importante corvée culinaire. C’est une activité génératrice de revenus qu’elles mènent mais qui n’est pas sans difficultés.

Une bassine de poisson

Il se développe dans la plupart de nos marchés une activité qui consiste au nettoyage de poissons. On les appelle « les nettoyeurs de poissons ». Il y a quelques années, les poissons se nettoyaient uniquement dans l’espace domestique et le nettoyage de poissons n’était pas encore considéré comme un métier ni même une activité génératrice de revenus. C’était plutôt considéré comme une tâche culinaire intérieure, car la ménagère achetait le poisson sur le marché et le nettoyait à la maison. Aujourd’hui, le nettoyage du poisson sort de cet espace domestique pour devenir un métier rentable exercé sur les marchés. Les écailleuses tarifent leurs prestations pour faire gagner du temps à de nombreuses maîtresses de maison qui peuvent ainsi tôt préparer leur repas familial.

Chaque matin très tôt, les femmes écailleuses se rendent dans les marchés de poissons ou sur les plages pour exercer leur activité. Certaines sont revendeuses de poissons, mais la plupart sont vendeuses et écailleuses.

Dame Denise HOUNGNEME s’active sur son lieu de travail avec des poissons et un ciseau dans sa bassine, et un couteau dans sa main. Elle est vendeuse et écailleuse de poissons, tout comme d’autres femmes du marché. « Le métier d’écailleuse n’est pas si mal. Nous en profitons beaucoup lorsqu’il y a suffisamment de clients, mais sinon, c’est difficile pour nous d’assumer nos charges correctement. » Cette mère de famille d’environ 50 ans travaille seule, vend et écaille les poissons pour ses clients. Elle exerce ce métier depuis plus de trente ans. Le revenu dépend de la taille ou du nombre de poissons à nettoyer.

Juste à côté d’elle se trouve Dame Agnès ZANNOU, une jeune femme qui gagne aussi sa vie de la même manière sur le marché. « Je suis écailleuse de poisson depuis mon jeune âge et je n’ai jamais eu à me plaindre, car je peux subvenir à mes besoins et gérer mes différentes tâches. Lorsque le marché est bon et qu’il y a beaucoup de clients, nous pouvons gagner jusqu’à 5000 FCFA ».

Habib raconte qu’en tant qu’habitué, il vient lui-même acheter quelques condiments et du poisson qu’il confie ensuite aux soins des écailleuses. « Etant un célibataire, lorsque j’achète du poisson, j’évite de le ramener directement à la maison. Je passe toujours chez les écailleuses pour enlever les écailles qui peuvent être dures et pour couper les nageoires. Cela rend la cuisine plus facile pour moi », explique-t-il.

Cette activité, qui est nécessaire pour certains et d’autres, n’est pas sans contraintes. Les écailleuses peuvent se blesser en utilisant des objets tranchants, les exposant à des infections ou des maladies telles que le tétanos. De plus, certaines personnes évoquent des problèmes d’espace pour exercer correctement leur métier. De plus, le développement et la mise en œuvre de cette activité peuvent entraîner un environnement nocif et des problèmes de santé pour ces travailleurs indépendants. Nous y reviendrons.

Vanessa ZANNOU

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